Déclaration publique

1. Les noms des prisonniers de guerre que nous allons libérer pour répondre á la pétition de madame Piedad Córdoba y d'un groupe de femmes du continent sont les suivants:

Caporal de première classe Luis Alfonso Beltrán Blanco, capturé en combat le 2 mars 1998 dans le lieu dit El Billar (Caquetá).
Sergent de seconde classe César Augusto Laso Monsalve, capturé en combat le 1er novembre 1998, durant la prise de Mitú (Vaupés).
Sous-intendant Carlos José Duarte, capturé en combat le 12 juillet 1999 durant la prise de Puerto Rico (Meta).
Ces noms s'ajoutent a ceux déjà annoncés dans le communiqué des FARC-EP du 27 décembre: les sous-intendants de la Police Nationale  Jorge Trujillo Solarte, Jorge Humberto Romero et le caporal de première classe José Libardo Forero Carrero.


2. Nous attendons la divulgation des protocoles de sécurité et la mise en place de la commission internationale qui devra constater les conditions infrahumaines de réclusion de centaines de prisonniers de guerre, des prisonniers politiques et sociaux dans les prisons de l'Etat.

Les protocoles de sécurité sont indispensables pour une libération sans sursauts. Nous ne voulons pas que le gouvernement s'embarque dans l'aventure d'un nouveau sauvetage militaire comme celui qui a produit la mort, sans nécessité et injustifiée, de 4 militaires qui allaient être libérés le 26 novembre passé dans le Caquetá. Les familles des prisonniers de guerre désirent que ceux-ci retournent a leurs foyers en vie, non en corbillards, comme le prétend le gouvernement en annonçant qu'il maintiendra son entreprise de sauvetage militaire, en passant outre le Droit International Humanitaire.

D'autre part, la commission de control internationale que nous avons sollicité, constitue une nécessité qui ne peut pas être différer. Dans la prison de La Dorada, vient de mourir le guérillero Franklin Morales, prisonnier de guerre en pouvoir de l'Etat, sans que le fait n’ait suscité a ce jours une investigation exhaustive. C'est l'heure de freiner les outrages a la dignité humaine dans les prisons de l'Etat. C'est l'heure de mettre fin a  la torture physique et psychologique, au surpeuplement, a la négation de l'assistance médicale. C'est l'heure de résoudre le problème de la précaire alimentation, la carence d'eau, le mauvais traitement des visites et surtout de rétablir complètement le droit a la défense juridique et aux garanties procésale.  Nous sommes résolus à rendre visibles nos militants comme les prisonniers sociaux, dissimulés par l'injustice et la perfidie de l'Etat.

3. Nous ne tituberons pas dans notre engagement pour obtenir le rapatriement des commandants guérilleros Simón Trinidad, Iván Vargas et Sonia, prisonniers du régime arbitraire des Etats Unis. Sans aucun doute, le gouvernement de Colombie nous a donné les preuves suffisantes de son indolence face a la douleur des parents des prisonniers de guerre. Le récent échange de 1000 combattants de Palestina pour un seul soldat d’Israël n’a pas attendri son cœur de pierre. Le temps que persistera cette confrontation, L'échange de prisonniers de guerre doit être élevée a une norme constitutionnelle qui oblige l'Etat.

Secrétariat de l’Etat Major Central des FARC-EP

Jingle de Colombie, 20 janvier 2012.

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